Nouvelle licence éditée chez Glénat, qui ces derniers temps édite la plupart des séries que je suis ou qui me font envie, Claymore, une série que je guettais depuis quelques temps maintenant vient de débarquer chez nous. Claymore relate l’histoire de femmes mi humaines mi démon qui combattent des démons dont on ne sait pour le moment quasiment rien si ce n’est qu’ils ont la faculté de se mêler à la population, peut être même de prendre l’apparence de personnes exitentes pour prendre leur place, mais ce point n’est pas encore explicité. Je sais que je ne vous ai encore pas parlé véritablement de berserk (Berserk ça ne raconte pas, ça se vit, vous répondrais-je ^^), mais ces deux histoire ont beaucoup de similitudes, à tel point que certains n’hésitent pas à qualifier Claymore de “Berserk au féminin”.
Un point sur la situation s’impose donc à moi, basé bien sûr sur mon ressenti personnel.
L’histoire. Un seul tome étant paru pour Claymore, la comparaison semble difficile mais force m’est de constater que quelques similitudes sautent aux yeux. Les démons se fondant dans la population sont en effet une caractéristique commune, de même que leurs poursuivants, Guts pour Berserk et Claire pour Claymore sont en effet tous deux amenés à mener leur quête de façon solitaire et suscitent la peur dans la population. Cette même population pourrait d’ailleurs très bien voir défiler tant l’un que l’autre, puisque les deux récits se déroulent dans une europe médiévale, en témoignent l’architecture des constructions et les traits des personnages.
Le dessin. Autre caractéristique des deux histoires, les traits européens des personnages, rares dans un manga, renforcent la parenté des deux oeuvres. Le coup de crayon de Kentaro Miura et de Norihiro Yagi sont assez proche également, même si ce dernier ne parvient pas à égaler le génie de Miura. On retrouve tout de même une nette inspiration pour ce qui est des ombrés, mais aussi des plans sur les paysages. Notons cependant que je n’ai vu qu’un seul tome de CLaymore et que le premier tome de Berserk était encore emprunt de maladresses dans le dessin et les décors moins fouillés qu’ils ne le sont actuellement, ce qui laisse augurer du meilleur pour la suite de Claymore.
La cible n’est cependant pas tout à fait la même puisque si Berserk se destine clairement à un public adulte, Miura ne lésinant pas sur le gore et le sexe, Claymore est un prépublication shonen Jump, magazine déstiné à un public enfant / adolescent. La différence est flagrante au niveau des combats : là où Guts éparpille et disperse les organes, Claire tranche net et sans bavure. Elle n’est pas non plus animée (pour le moment) de cette même rage qui fait de Guts un personnage exceptionnel et qui prend aux tripes (jeu de mot pour bilingues)
Voila donc une série que je vais suivre avec beaucoup d’assiduité et en laquelle je crois beaucoup. J’en profite pour signaler que le dernier Wart est sorti depuis quelques jours, qu’il est excellent comme d’habitude et qu’il annonce que la série animée de Claymore est en cours de production au Japon.
A bientôt