Bienvenue à …

Entrée de mars 2007

Biographie : Susumu Hirasawa

mars 24, 2007 · Un commentaire

Attention projet (trop ?) ambitieux ! Je me suis fixé comme objectif de parler des hommes et des femmes qui ont fait de Berserk l’oeuvre culte qu’elle est pour moi aujourd’hui. Ainsi je vais tenter, dans une sorte de modeste hommage personnel,  d’écrire des articles ou biographies sur ces personnes qui ont apporté leur pierre à l’édifice dont Miura à été l’architecte et qui se sont impliquées dans cette aventure que j’aime tant.
L’homme qui m’interesse aujourd’hui et dont je vais tacher de brosser le portrait est Susumu Hirasawa, bien connu des fans de Berserk pour être le génial compositeur de la musique de la série. L’homme à indépendemment de  cela une carrière des plus fascinantes car c’est avant tout un artiste et un touche-a-tout. Je vous livre donc sa biographie, réalisée par mes soins sur la base de mes recherches personnelles, mais n’étant pas un grand connaisseur du Monsieur ni de sa musique, toute aide, information complementaire, critique ou corrections que vous voudrez bien m’apporter sera la bienvenue pour m’aider à completer ce portrait somme toute sommaire.

LE MUSICIEN

Susumu HirasawaSusumu Hirasawa est né à Tokyo le 2 avril 1954 à Tokyo, Japon. Il saura mêler dés son entrée au Tokyo Designer Gakuin College (véritable geek factory proposant des formations en manga, animation, jeux videos…) en 1972 ses deux passions : la musique et l’informatique.
Sa première véritable expérience musicale se fait au sein du groupe de rock progressif Mandrake entre 1972 ET 1978, dans le line-up duquel il tient les postes de chanteur et de guitariste soliste. Durant sa période d’existence, le groupe ne produira aucun album et il faudra atttendre 1997 pour que deux compoilations, les “unreleased material” vol 1 (ici critiqué) et 2 soient commercialisés.
Il fonde en 1979 avec deux anciens membres de Mandrake le groupe techno-pop “P-Model” qui sort la même année son premier album, “In a model room”. Le prolifique groupe connaîtra une longue et brillante carrière faisant aujourd’hui culminer sa discographie à une vingtaine d’albums.
1989 est une année à part car, débordant d’ambition et d’inventivité, Susumu Hirasawa, se lance dans un side-project solo sans pour autant abandonner P-Model. Sa discographie personnelle est composée d’une dizaine d’albums et d’une vidéo.

En 1997, Kentaro Miura lui demande d’être l’artisan de la bande son de l’adaptation animée de son oeuvre, Berserk. Hirasawa signe là une magnifique BO d’une rare profondeur, à la fois mystérieuse et puissante, rock et électro,  dont le titre “Forces”, véritable hymne guerrier, sera la single officiel et un vrai succés commercial. C’est durant ses séances de travail sur la B.O. de Berserk qu’il fait la rencontre de Yuko Miyamura, seiyuu interprête du rôle de Casca (également d’Asuka dans Evangelion), qui est également chanteuse et dont il produira alors un album.
Le CD se compose de 11 titres :

Berserk O.S.T.BEHELIT
Ghosts
Ball
Gats
Murder
Fear
Monster
EARTH
BERSERK – Forces (TV version)
TELL ME WHY (TV version)
Waiting so long (TV version)

La musique d’Hirasawa et l’animé deviendront tellement interdépendant et assimilés l’un à l’autre qu’il signera également “BERSERK Sen-nen Teikoku no Taka hen Wasurebana no syo (BERSERK: Millennium Falcon/Amnesia  Flower)”, la bande originale de jeu Dreamcast BERSERK : Gut’s rage en 1999 et, pour le jeu PS2 Berserk sorti au Japon le 2 avril 2004, “Sign” et “Sign 2″, qui serviront respectivement a l’opening et à l’ending.

Fort de son succés dans le monde de l’animation grace à son travail sur Berserk reconnu par la profession, il est contacté en 2001 par le célèbre réalisateur Satoshi Kon, qui avoue être un fan de longue date du musicien,  pour démarer une collaboration. Il signe alors la musique du film animé “Millénium Actress” cette même année, puis celle de la série TV “Paranoïa agent” en 2004, et enfin retour au cinéma avec le film “Paprika” en 2006

LE MANGAKA

Artiste complet, Susumu Hirasawa est également crédité comme étant l’auteur d’un manga nommé  TECHNOPHOLIA, une BD de style cyber-punk. Ce manga est licencié en France par l’éditeur Kami.

En voici la brioche fourrée au truc le pitch : “Dans une cité atmosphérique, hyper-urbaine, cauchemar de buildings, de rues, de ponts, de puits, à mi-chemin entre Mega-City One et les cités-puits de l’Incal, deux tueuses déciment les cartels technologiques qui ont la main mise sur la ville.”

L’HUMANISTE

Hirasawa se révèle être un artiste conscient des problèmes de son époque et fon le “Hirasawa Energy Works” : Il s’agit là d’un projet écologique initié par le musicien pour produire sa propre éléctricité, propre, bien entendu. Cette énergie sera utilisée pour la composition et l’enregistrement de ses albums ainsi que pour ses concerts (les solar live concerts). Les fans ont même été mis à contribution (durant un event appélé “energy hunting”) pour fournir eux même de l’énergie avant le concert pour permettre au show d’être assuré !!!!
Artiste engagé, Hirasawa milite également contre la guerre en Irak et l’implication de son pays dans le conflit avec ses modestes moyens, en distribuant gratuitement sur une section de son site baptisée “Free distribution against the carnage” des morceaux composés par lui sur le thême de la paix et de l’amour.

Le site officiel

Catégories : BD · Manga · berserk

Claymore / Berserk : round 2

mars 11, 2007 · 3 commentaires

Claymore tome 2Comme l’annonce a peu près le titre de ce billet, le second tome de Claymore, la série de Norihiro Yagi est enfin disponible en librairie, l’occasion pour moi de voir si la comparaison Berserk / Claymore est toujours d’actualité et si ce manga, finalement assez décrié depuis sa sortie française, tient ou pas ses promesses.

L’histoire de ce tome se déroule dans la ville sainte de Ravona, sorte de capitale religieuse. Traditionnellement hostiles aux Claymores, considérées comme blasphématoires de par leur nature, les pontes religieux de la villes ont à faire face à un démon ayant trouvé refuge au sein même de la cathédrale de la ville.L’un d’entre eux, comprenant l’inefficacité de toute autre mesure,  se décide donc finalement à passer outre ses convictions religieuses et faire appel a Claire, à la condition expresse que son identité demeure secrète. Celle ci débarque donc dans la ville de Ravona accompagnée de Raki pour une mission d’éradication périlleuse puisqu’elle se trouve par nécessité dépourvue de son immense épée et d’une partie de ses capacités physiques habituelles afin de facilité son immersion dans la population. Voila pour le contexte.

Première observation qui me vient à le lecture de ce volume, tout comme dans Berserk, la religion n’est pas nommée, mais fortement inspirée du catholicisme. Les édifices ressemblent à des églises, voire des cathédrales, les religieux sont de prêtres ou des évèques (dans Berserk on parle même du Pape !), mais on ne parle à aucun moment de catholicisme et l’on ne voit aucune représentation du Christ. On peut sans doute en déduire que ces références sont là pour renforcer la crédibilité d’un univers imaginaire tout en maintenant une certaine distance avec des thèmes trop réels. La religion est en effet un sujet des plus sensible et les auteurs prennent sagement le parti de ménager les susceptibilités.

Côté dessin, petit reproche à faire à l’auteur de Claymore : J’avais déja lu çà ailleurs mais c’est vrai, les visages des divers protagonistes se ressemblent. Visages ronds, yeux globuleux, Yagi ne fait pas dans la variété et cela porte préjudice à l’ensemble. De même les décors souffrent d’une trop grande … absence. Trop de cases vides derrière le personnage donnent une impression de travail non fini. Rythme de parution trop élevé, trop peu ou pas d’assistants ? (ceux ci ne sont d’ailleurs pas crédités à la fin du volume). En revanche, quand il y en a, les décors sont réalisés avec beaucoup de finesse et de minutie, ce qui fait malheureusement ressortir le vide des autres cases. On est très loin de la maîtrise graphique et de la mise en scène de Miura sur Berserk.

L’histoire continue son petit bonhomme de chemin mais n’avance pas vraiment en terme de profondeur dans ce tome qui d’ailleurs se termine en cliffhanger. On attend donc la suite pour juger de l’évolution d’un scénario qui pour le moment apparaît sommaire mais cependant plaisant et potentiellement intéressant.

Catégories : BD · Manga · berserk